« La
Société des Sciences Anciennes
a été fondée dans le but
d'étudier d'une façon rationnelle et méthodique les conceptions
philosophiques et scientifiques du moyen-âge et de l'antiquité. Nous
voulons approfondir ces conceptions, savoir quelle part de vérité elles
contiennent ; puis, pour les rendre accessibles à la mentalité moderne
et en dégager, si possible, un élément de progrès général, nous voulons
les traduire en quelque sorte, dans notre langue scientifique
contemporaine et les comparer ensuite avec les données actuelles ».
(P.V. Piobb, discours prononcé lors de la première assemblée générale
de la Société des Sciences Anciennes qu'il fonda en 1909, à Paris).
Il faut tout d'abord se dégager de l'idée, préconçue et fortement
inculquée, que nos ancêtres étaient moins intelligents que nous, sous
prétexte qu'ils n'avaient pas inventé le téléphone ou la télévision. Ce
sont des applications pratiques de la technologie. Cependant
l'antiquité a montré tout autant, sinon plus, de capacités
technologiques : nous sommes incapables à l'heure actuelle de
construire une pyramide telle celle de Khéops, un théâtre de 3000
places en plein air sans besoin d'amplification supplémentaire par
sonorisation, un système d'irrigation comme ceux des Incas ... Les
grecs,
les romains, les égyptiens nous ont laissé de très nombreux exemples
d'ouvrages technologiques qui ont bravé les assauts de plusieurs
milliers d'années. S'ils n'avaient pas développé les gadgets
technologiques, c'est qu'ils avaient su limiter leurs besoins
matériels. Leur technologie s'appliquait à faciliter les nécessités de
la vie : se nourrir, se vêtir, se loger. Une fois ces besoins
fondamentaux satisfaits, les anciens, ayant bien plus soif de
connaissance que de divertissement, employaient leurs temps libres à la
compréhension de l'Univers et des problèmes généraux qu'il pose.
Ils établirent des conceptions générales pour en dégager des
théories, qu'ils vérifiaient ensuite par des expérimentations. Ainsi
arrivaient-ils à formuler des Lois.
En partant de l'expérimentation, nous établissons seulement des
hypothèses qui n'auront jamais valeur de loi, car il faudrait vérifier
expérimentalement que l'hypothèse retenue s'applique bien dans toutes
les expériences semblables et dans tous les temps.
Prenons l'histoire, elle aussi très répandue, et à tort, de Newton
et de sa pomme : on veut faire croire que Newton a découvert la loi de
la gravitation terrestre en regardant tomber une pomme. Pour en faire
une loi, il aurait fallu qu'il voie tomber toutes les pommes, et tous
les objets pouvant tomber, et ce dans le passé comme dans le futur,
pour pouvoir en déduire une loi.
Ticho Brahé avait fait des observations astronomiques dont Kepler a
tiré des hypothèses sur le mouvement de certains astres autour du
soleil. Ce ne sont pas des lois, bien que l'on parle des « lois de
Kepler », car l'expérimentation ne prouve pas que le mouvement soit
toujours conforme à l'hypothèse formulée. Newton s'est posé la question
suivante : quelle doit être la loi de gravitation d'une planète pour
que cette planète décrive une ellipse autour du soleil, lequel est un
foyer de l'ellipse ? Il a trouvé la réponse par démonstration purement
géométrique, basée sur les lois de la mécanique (géométrie euclidienne
du mouvement). Il a ainsi démontré quelles étaient les lois de
gravitation selon tous les types de mouvements possibles d'un astre
autour d'un autre. On doit donc bien dire « hypothèses de Kepler » et «
Lois de gravitation de Newton ».
L'histoire moderne & contemporaine a répertorié de nombreux et
très grands cerveaux comme Descartes, Fermat, Viète, Newton, Leibniz,
Lavoisier, Gauss, Euler... Mais l'antiquité en a eu tout autant :
Euclide, Archimède, Apollonius de Perge, Pythagore, Aristote, Platon,
Aesculape, Hippocrate, Hypatie, Homère, Hésiode, Diophante, Ovide...
tous aussi brillants que nos cerveaux actuels.
Sans télescope Hubble, sans microscope électronique, ils avaient
développé à un point tel toutes les sciences, qu'elles contenaient les
éléments que notre science moderne n'a pas même fini de redécouvrir.
Leurs plus grandes forces furent : leur démarche de pensée – partir
du plus général pour en trouver les lois qui s'appliquent ensuite au
particulier – et leur façon d'orienter les idées déduites de leurs
avancées théoriques vers une application à la vie : la philosophie.
Newton l'a compris et a délaissé le calcul intégral et les équations
pour revenir à l'usage de la géométrie euclidienne, grâce à laquelle il
a pu démontrer les lois de gravitation. Newton nous a légué un ouvrage
remarquable : Principes mathématiques de la philosophie naturelle. Ce
titre nous montre qu'il avait bien retrouvé le chemin des sciences
anciennes.
Ce chemin des sciences anciennes mène à l'Initiation.
La Société Canadienne des Sciences Anciennes établit le lien entre les sciences et la voie vers l'Initiation, voie que l'on découvre à travers les précisions initiatiques sur le site de l'Ordre Mondial du Temple Rénové.
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